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Paix et châtimentpar Florence Hartmann (
Livre
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Pour la première fois, Florence Hartmann, porte-parole de Carla Del Ponte de 2000 à 2006, ouvre les portes interdites du Tribunal pénal international de La Haye et des chancelleries occidentales, et plonge dans les coulisses les plus sombres de la haute politique et de la justice internationale, avec en toile de fond les révélations sur le procès de Slobodan Milosevic. Dans Paix et châtiment, elle expose au grand jour les méthodes brutales que les grandes puissances sont prêtes à utiliser, loin des regards indiscrets, pour atteindre leurs objectifs sur la scène internationale, et instaure un véritable dossier à charge qui viole la loi du silence. Paix et châtiment est aussi le récit inédit de l'attitude équivoque des puissances démocratiques face à une justice internationale émergente, pourtant présentée comme le premier acte concret, depuis Nuremberg, de leurs engagements à faire reculer la barbarie.
Cet ouvrage a valu un procès à son auteur de la part du TPIY. Voir les pages incriminées « L'ancienne porte-parole du procureur du TPIY de 2000 à 2006 avait été condamnée à 7000 euros d'amende en septembre 2009 pour avoir révélé le contenu de deux décisions de la chambre d'appel du tribunal, qui s'opposait à la publication de ces documents. Ces décisions, rendues dans le cadre du procès de l'ancien président serbe Slobodan Milosevic, auraient, selon elle, permis de prouver l'implication de la Serbie dans le génocide de Srebrenica, qui a coûté la vie à quelque 8000 musulmans en 1995. Selon la journaliste, le tribunal aurait notamment subi la pression du substitut principal, le britannique Geoffrey Nice, ancien des services secrets, qui aurait œuvré pour obtenir l'abandon des charges contre la Serbie. Le 7 février 2009, l'avocat général avait reconnu que Florence Hartmann n'avait pas eu accès aux documents, ni pendant l'exercice de ses fonctions ni pendant la rédaction de son livre. Mais les juges avaient estimé que le simple fait de révéler l'existence et la date des décisions constituait une entrave condamnable au travail de la justice. » (extrait d'un article du Figaro, 16 novembre 2011)
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