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Politique du cinéma iranien : De l'âyatollâh Khomeiny au président Khâtamipar Agnès Devictor (
Livre
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« Agnès Devictor, propose une intéressante immersion dans les rouages de la production iranienne depuis la révolution de 1979. Il permet de mieux comprendre pourquoi et comment des cinéastes a priori muselés par la codification stricte du régime islamique et la surveillance de la censure sont parvenus à réaliser des films de plus en plus ouvertement critiques et à s'imposer sur la scène internationale. (…)
Le cinéma iranien des grands auteurs qui ont réussi à sortir du périmètre national a frappé les esprits par son habileté à jongler avec ces interdits ? parfois en les transgressant ouvertement. La reconnaissance internationale leur a valu un statut ambigu, à la fois protégés par une sorte d'immunité artistico-diplomatique et en butte à l'acrimonie des médias. Kiarostami figure en bonne place parmi ces têtes de Turc, désigné comme "individualiste, hautain, occidentalisé et carriériste". Le tiers des spectateurs invités à une projo du Goût de la cerise quitta la salle jugeant le film "trop ennuyeux et uniquement au goût occidental". On voit mieux aussi, à la lecture du livre, sur quel fond de puritanisme et d'imbroglio politico-religieux ces cinéastes ont persévéré dans leur coin, confinés aux marges, tandis que le gros des subventions est allé aux films de guerre et mélodrames sociaux bien-pensants... Le mystère demeure sur cette santé paradoxale du cinéma iranien. » (extraits d'un article deDidier Perron, Libération, 13 octobre 2004) Par le nombre et la qualité des œuvres réalisées, la variété des thèmes explorés et le foisonnement de ses réalisateurs, le cinéma iranien s'affirme comme l'un des plus dynamiques du monde. Depuis le début des années 1980, il ne cesse d'accumuler les plus hautes distinctions dans les festivals internationaux. Cette vitalité est aussi remarquable que paradoxale. Rien ne laissait supposer que ce cinéma survivrait à l'épreuve de la révolution islamique de 1979, à laquelle ont succédé huit années de guerre. Rien ne laissait supposer non plus que la République islamique, mise en place par l'âyatollâh Khomeyni, attacherait une telle importance au secteur culturel, et notamment au cinéma, au point de vouloir en faire un des principaux outils de l'islamisation de la société et ce, au moins jusqu'à l'élection du président Khâtami en 1997. Pour rendre compte de cette aventure cinématographique, ce livre recourt à un mode d'analyse original : il s'appuie sur une approche politique et institutionnelle. Politique du cinéma iranien retrace les enjeux que représente le cinéma au sein de ce régime, et la façon dont s'est élaborée une politique du cinéma sans équivalent. Sur la base d'une analyse filmographique de plus de trois cents titres, l'auteur recense par ailleurs les thématiques et les personnages marquants du cinéma iranien, ainsi que leur évolution depuis l'établissement de la République islamique. Face à un système de censure d'un puritanisme inégalé, qui empêche par exemple, toute relation tactile entre homme et femme à l'écran, elle met en lumière les réponses apportées par des réalisateurs aussi différents qu'Abbas Kiarostami, Jafar Panahi, Ebrahim Hatamikia, Rakhshan Bani Etemad ou Mohsen Makhmalbaf. Partant du cinéma, cet ouvrage offre aussi une lecture des rouages et des dynamiques à l'œuvre dans l'État iranien, et permet de saisir les enjeux majeurs qui structurent cette société. Dans BiblioMonde Histoire du cinéma iranien 1900-1999 Le réel, face et pile. Le cinéma d'Abbas Kiarostami Sur la Toile La thèse de l’auteur soutenue le 13 Juin 2000 à l’Institut d'études politiques - Aix-en-Provence ____________________________________________ Si vous commandez ce livre à partir de cette page, BiblioMonde touchera une commission et vous participerez ainsi au financement du site.
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