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Récits de Tcherkaski (Les)

par Yordan Raditchkov

( Livre )
Esprit des Péninsules (L')
Collection Balkaniques
Langue d'origine : bulgare
Traduit par Marie Vrinat-Nikolov
1994, 200 p., 17.53 euros

ISBN : 2910435547

Recueil de contes qui mettent en scène des paysans des Balkans, malins et naïfs, bourrus et tendres

« Recouvert de neige et peuplé de poules et de cochons qui ont au moins autant d’importance que les humains, Tcherkaski est un village dans lequel les diables se cachent dans les endroits les plus inattendus; les traîneaux se mettent à glisser tout seuls, les fusils à tirer, les épis de maïs et les geais ont leur mot à dire tout comme le garde champêtre, et un ballon captif fait la guerre à tout le village. Raditchkov est un poète du froid, de la neige, du blanc hivernal. C’est un écrivain ironique et raffiné, qui transforme le monde en une bulle de savon, mais c’est aussi un paysan sanguin, enraciné dans cette totalité épique dont il tire ses récits. » (Claudio Magris, extrait de la préface)

« (…) Yordan Raditchkov est un conteur qui appartient au monde paysan. Auteur de nombreux recueils de récits et de nouvelles, il se réclame de la tradition orale des Balkans, en même temps que de Gogol et de Rabelais, dans ces étranges épopées minimales à propos des personnes faits de la vie quotidienne et des choses incompréhensibles. Un village imaginaire qu'il nomme Tcherkaski, où les choses les plus simples peuvent arriver mais des diables, des fées, des dragons, des ogres, se cachent aussi dans les endroits les plus inattendus. On affirme avoir rencontré des fantômes dans les rues, des fantômes rolains, des fantômes turcs coiffés de turbans, des fantômes chrétiens, qui se saignaient en regardant les autres fantômes.

"L'homme est amené à se provincialiser de plus en plus" déclare Raditchkov dans un entretien. "Vous savez, personne ne considére que le couloir est une pièce de l'appartement. L'Europe ne s'occupe pas des couloirs, des péninsules. Entre les pays scandinaves et Balkans, peut-être s'agit-il d'un prit des péninsules..." Un beau titre pour ces éditeurs exploiteurs de péninsules, curieux ... repaires où se cachaient les Kadaré, les Andric, et grâce auxquels on découvre toutes ces littératures qu'on avait laissées dans les couloirs. » (extrait d’un article de Nicole Zand, Le Monde, 1995).

Titre original : Tcherkaski raskazi - traduit du bulgare par Marie Vrinat-Nikolov. La seconde édition est augmentée de récits traduits par Kracimir Kavaldjiev en 1998.


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