![]() |
![]() |
|
|
Regards persans : Iran, une révolution photographiquepar (
Livre
)
Les débuts du photojournalisme et l'évolution de la création photographique en Iran depuis 1979, date de la révolution islamique. Cet ouvrage est le catalogue d’une exposition organisée en 2001 par Michket Krifa.
« Sous nos yeux, une nouvelle culture moderne est en train de s'étoffer. Dans le domaine photographique, c'est la variété de l'inspiration qui comble le lecteur qui voyage à travers les images qui s'offrent à son regard. De la poésie de Fereydoun Ave à la mise en scène macabre de Sadegh Tirafkhan, on passe au regard rétrospectif de Malek Nayini ou aux photomontages de Bahman Jalali; à l'autre bord du spectre, contemplons le silence qui émane de prises de vue de romin Mohtasham ou de la rumeur qui parcourt le cortège rituel photographié par Reza. Tant de regards variés qui témoignent de la réalité multiforme d'un pays ou qui laisse échapper le regard vers l'espace du rêve. par la photographie et les tranquilles impertinences qu'elle évoque, nous assistons à l'expression d'une énergie humaine qui résiste à la tyrannie de la théocratie. » (France Culture, 14 décembre 2001) « Ce premier panorama de la photographie iranienne permet de dévisager l’Iran de ces vingt dernières années, avec, pour traits saillants, la révolution islamique, creuset d’espoirs et de libertés confisquées, et le douloureux conflit contre l’Irak qui, au-delà des milliers de morts, laisse une économie exsangue. Une histoire tiraillée entre une tradition étouffoir et un réel élan vers la modernité, scrutée par les photographes qui, dans la contingence, ou le recul de l’exil, ont capté le visage bouleversé de l’Iran. Bouleversé car contrasté. Celui des femmes irradie. Dans le travail sur la famille effectué par Mohsen Rastani, chaque visage en dit long. Un père austère est entouré de son épouse et de ses proches : éléments féminins indifférenciés car irrémédiablement ombrés, cernés de noir. Par ce contraste appuyé du noir et blanc, les visages, lunaires, ressortent en une exhibition involontaire quand les regards disent l’étonnement de se trouver là, dans la lumière. À lui seul, le tchador cadre. Les sourires hésitent, on décèle ici une connivence toute sororale, comme si Mohsen Rastani avait voulu saisir le propos qui se libère, ce qui circule sous le voile. Mais la famille, chez Rastani, ce sont aussi de jeunes rappeurs ébouriffés : l’expression est d’une noirceur viscérale, sans appel, une génération qui ne se reconnaît guère dans la révolution de ses aînés. Là, les visages féminins ouverts montrent la coquetterie qui s’affole. Comme elle peut : des mèches s’échappent d’un voile imprimé et l’oil est souligné de noir. Et d’une arrogante féminité, les sourires. Un défi. » (extrait d'un article d’ Aude Brédy, L’Humanité, 17 août 2001) « Aux débuts du photojournalisme en Iran, suit la photographie documentaire dans les années 1990. Lassés par des images violentes et brutales, les photographes interrogent progressivement au travers de leurs travaux la vie quotidienne et les choix de société. L'exposition découvre ainsi une série de reportages qui portent sur l'intégration, l'altérité sociale, les nouveaux citadins apparaissant avec le développement des villes, la participation des femmes et des jeunes dans la société civile. Découverte des "filles de l'an 2000" avec une série sur les femmes d'Ispahan, de Isabelle Eshraghi [1996, Ispahan], des "lieux Publics" de Téhéran avec Peyman Hooshmand Zadeh, du tremblement de terre, au nord de l'Iran, Mohamad Farnood [1991]… » (extrait d'un article de Claudia Mélin, Fluctuat.net) ____________________________________________ Si vous commandez ce livre à partir de cette page, BiblioMonde touchera une commission et vous participerez ainsi au financement du site.
|
||
|
© BiblioMonde.com
|
|||