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Retour des caravelles (Le)par António Lobo Antunes (
Livre
)
« António Lobo Antunes retrace ici l'histoire des rapatriés d'Afrique au lendemain des décolonisations. Des milliers de portugais regagnent un pays qui n'est plus véritablement le leur, une ville, Lisbonne qu'ils ne connaissent plus. Ils ont tout perdu. C'est l'occasion pour l'auteur de convoquer les héraults de l'histoire des découvertes portugaises (Luís de Camõens, Vasco da Gama, Pedro Alvares Cabral et bien d'autres...) pour consacrer la farce et le drame de cette splendeur déchue. » (La librairie portugaise-Chandeigne)
« On voit revenir au pays, sans gloire, Camões, Pedro Alvares Cabral (découvreur du brésil), Vasco de Gama et autres conquérants des découvertes. Dans le Portugal nouveau, fétide et déshérité, ces héros d'antan sont réduits qui à vendre des chaussures, qui à souffler dans l'acootest, qui à faire les poubelles. En vieillards anachroniques, ils finiront tous en hôpital psychiatrique ! Quel sens donner à cette parodie ? Simple provocation ou démystification en règle d'une Histoire monopolisée par les puissants et utilisée pour manipuler le peuple crédule, comme cela s'est passé tout au long de la dictature ? » (extrait d'un article de Tirthankar Chandra, L'Humanité, 16 mars 2000) « Avec le Retour des caravelles, Lobo Antunes n'a pas voulu conter une épopée, mais plutôt une anti-épopée. Ces Portugais-là, qui débarquent à Lisbonne en 1975, au moment de l'indépendance des colonies portugaises d'Afrique, après une guerre de quinze années, ne sont pas les triomphateurs qu'honorait l'accueil des rois et des princes dès la tour de Bélem. Mais leurs descendants. Des poètes, des navigateurs, des colons chassés par la défaite, des déracinés qui ont passé la moitié ou les trois quarts de leur vie dans les anciennes colonies. Des rapatriés. Tels des revenants, ils sont les returnados... (…) Il ne s'agit pas de récrire l'histoire, de déprécier les grands hommes, ni même de décrire la réalité du déclin d'une grande puissance, mais d'éprouver les sensations mêmes de ces êtres névrosés que l'auteur a certainement vus de près à l'hôpital et qui, même après leur retour, continuent à vivre dans un temps et un espace qui n'existent plus. Un peuple trahi, malmené par l'histoire, et qui attend un sauveur providentiel qui ne viendra pas. La redécouverte de Lisbonne est loin d'être aisée pour ceux qui ont quitté Loanda. Les quartiers, les bruits, les odeurs ont changé. C'est une errance, sans plan préétabli, dans une ville qui vous a vus partir il y a cinq siècles ou trente ans. » (extraits d'un article de Nicole Zand, Le Monde, 16 Novembre 1990) Sur la Toile À propos de ce livre ____________________________________________ Si vous commandez ce livre à partir de cette page, BiblioMonde touchera une commission et vous participerez ainsi à son financement.
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