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Sacrifice du cheval (Le)par Lokenath Bhattacharya (
Livre
)
« Au début, il y a toi. Tu imagines ce cheval, tu l'as aussi devant les yeux. Le feu qui jaillit de ses naseaux, les sages de ton pays l'ont appelé souffle de vie. Dans l'orage, les vents printaniers, l'haleine de la bien-aimée, dans l'univers, à l'intérieur, cette même vie, ce même souffle. Le dos du cheval est le ciel tout entier, l'étendue infinie des constellations invisibles. Son ventre, les nuées des espaces intermédiaires, ses pattes, la terre. Ses yeux sont le ciel, son hennissement, la parole, ses rênes, le collier des saisons, des jours et des nuits. Ce cheval est sacré, il devra être offert en sacrifice. Dans cet immense espace découvert, au son des formules sacrées, où as-tu disparu, point infime parmi les points ? C'est cela que tu penses, ou peut-être ne le penses-tu pas ! " Au fil de ses déambulations pendant la nuit d'une ville indienne, le narrateur affronte l'approximation des souvenirs, l'incertitude des apparences, dans un univers mouvant. Roman du " peut-être ", fortement marqué par la philosophie indienne, Le Sacrifice du cheval est une errance poétique et métaphysique. » (présentation de l'éditeur)
« Je marche dans une ville, j'accompagne le "je" qui parle à un "tu" absent. Un monologue qui se voudrait dialogue mais ne rencontre aucun écho. La ville, c'est Calcutta, avec ses tramways vétustes, ses averses de mousson et ses échoppes; un Calcutta étrange toutefois où la foule bizarrement silencieuse s'efface dans la nuit. Ce n'est pas une errance car le "je" suit l'itinéraire tracé par le "tu". Le "je" a un passé qu'il partage avec le "tu" et, peut-être avec les quelques autres à sa suite - une femme surtout ; le souvenir d'une femme hante le "je". Le présent du "je" est sans repère, sans domicile, sans travail et sans but si ce n'est cette marche. Le "je" se sent de plus en plus menacé, mais par qui ? et de quoi ? Un "je" qui suit et est suivi pour aller où et pour quoi faire ? J'y vois l'image de l'humaine condition, le mouvement compulsif dans la solitude vers une fin attendue et pourtant toujours tragique comme le sacrifice du cheval à la fin de son périple. » (France Bhattacharya) ____________________________________________ Si vous commandez ce livre à partir de cette page, BiblioMonde touchera une commission et vous participerez ainsi au financement du site.
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