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Sept Fils de Simenon (Les)

par Ramón Díaz Etérovic

( Livre )
Métailié
Collection Bibliothèque latino-américaine
Langue d'origine : espagnol (Chili)
Traduit par Bertille Hausberg
septembre 2001, 284 p., 17.5 euros

ISBN : 2864243997

« Heredia le privé, fauché, grand buveur, toujours dans de mauvais draps, a perdu toutes ses illusions avec Griseta, son grand amour. Il vit en compagnie de son chat Simenon, un philosophe qui ne manque jamais de le ramener à la réalité, si dure soit-elle. Et elle n'est pas de tout repos à Santiago-du-Chili, alors que les milieux du pouvoir empêchent toute enquête sur les attributions de marchés publics susceptibles de rapporter gros, aux dépens de l'écologie et de la population. Heredia, suspecté, doit malgré lui faire la lumière sur l'assassinat d'un fonctionnaire exemplaire. Il ne peut compter que sur l'aide de sa voisine, la voyante sur le retour, de son ami, le kiosquier turfiste au grand cœur, et du gringo écolo grand buveur de bière. Ce n'est déjà pas si mal. » (présentation de l'éditeur)

Titre original : Los Siete hijos de Simenon.

« Heredia est (…) un antihéros moral "amer et patient et passablement désespéré parce que la merde règne et qu'il voit bien qu'il n'y arrivera pas tout seul". Il rappelle aussi que "la contre-révolution" et le "chaos sans vertu" n'ont pas disparu, en Amérique du Sud en général et au Chili en particulier. Le pire capitalisme y a succédé aux dictatures; le polar y vit donc de beaux jours.
Les éditions Métailié ont donc eu la bonne idée de traduire une aventure d'Heredia, détective orphelin et aimant la pâte de coing. Elles ont aussi eu la mauvaise de commencer par la sixième de la série, les Sept Fils de Simenon. Non que ce livre soit mauvais : au contraire, il a la qualité d'amertume des meilleurs whiskys. Mais un vieux scotch comme Heredia, on aimerait l'avoir vu grandir avec ses défauts de jeunesse, l'apparition de ses amis et de ses déceptions. Ici, on le découvre directement dans sa maturité. Il lutte contre une multinationale massacrant l'écologie du pays et arrosant des flics véreux qui débarquent dans l'histoire "à l'heure de Garcia Lorca" — autrement dit, quand le taureau va mourir.
(…) Chacune de ses enquêtes perce un bubon de l'amnésique société chilienne. La première enquête de Heredia, Seul dans l'obscurité (non traduit), a été publiée à la fin des années Pinochet. La dictature se relâchait. Heredia enquête sur la répression dans l'université. Dans les romans suivants, il fouille dans l'histoire des disparus, des narcotrafiquants, de la contrebande d'armes, des militaires terroristes. Diaz-Eterovic résume ainsi son personnage : "Il est désenchanté, mais il a une énergie morale." Un vieil ami flic lui sert d'ancre dans le désastre. Il a été assassiné lors du cinquième épisode. » (extraits d'un article de Philippe Lançon, Libération 1er novembre 2001).

À propos du livre Jean-Marc Laherrère, Mauvais genre.

Ce livre a reçu le prix Las dos orillas (les deux rives), en 2000. Il est attribué par un groupe d'éditeurs espagnol (Seix Barral), portugais (Asa), français (Métailié), italien (Guanta) et grec (Opera) à un ouvrage écrit en espagnol ou en portugais n'ayant jamais été publié en Europe. La réception de ce prix permet d'être édité simultanément dans les cinq pays.

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