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Le septième printemps de la paix

par Viivi Luik

( Livre )
Christian Bourgois
Langue d'origine : estonien
Traduit par Antoine Chalvin
1992, 18 euros

ISBN : 2267010399

La vie quotidienne d'une petite fille en Estonie, à l'époque (1951) où le nouvel ordre soviétique achève de se mettre en place.

1951, Estonie, septième printemps de la paix. Dans une campagne meurtrie par la guerre, par les déportations vers « les terres froides », une petite fille regarde le monde familier qui l'entoure, les petits et les grands bouleversements qui le touchent. Immergée dans la magie des jeux et des légendes, elle traverse, légère, vive, les maisons vides, les prairies inondées, les forêts peuplées d'animaux et de bruits, où plane l'ombre des « frères de la forêt », derniers résistants au nouvel ordre soviétique qui achève de se mettre en place.

« Son premier roman, Le septième printemps de la paix (1985), scènes d'une enfance campagnarde dans l’Estonie du début des années cinquante, a connu un énorme succès et a été traduit dans de nombreuses langues, dont le français. Outre sa valeur documentaire sur les débuts de la collectivisation des campagnes en Estonie, il captive par son évocation subtile et attachante du monde de l’enfance, où le merveilleux se mêle sans cesse à la réalité. » (Antoine Chalvin, extrait de son site)

« Le Septième Printemps de la paix, son premier roman, publié en 1985, à l'aube de la perestroïka, a été un véritable événement, précédant de plusieurs années les atroces cérémonies d'exhumation des déportés du goulag et les retours des cercueils vers leur mère patrie. (...)

Autour d'elle, pourtant, on le voit, le pays résistait de toutes ses forces. Mais, à elle, on n'explique rien. Elle est trop petite, elle est déjà touchée par le " mensonge déconcertant "; elle est déjà contaminée. Les adultes savent qu'ils doivent se méfier de cette enthousiaste, qui est une graine de Pavel Morozov. On ne lui dit pas pourquoi, tout autour, les maisons ont été abandonnées, verrouillées ; pourquoi certains fermiers (sans doute d'affreux koulaks !) se sont pendus; pourquoi on trouve parfois, en cherchant des champignons ou des myrtilles, des objets dissimulés sous les branches des arbres ou dans les tas de bûches, une marmite, de la nourriture, un morceau de lard, des fusils, un demi-cochon ; pourquoi l'oncle garde une baïonnette allemande dans la ruche... Elle sait seulement que la forêt est pleine de dangers, parce que s'y cachent des bandits, ceux qu'on appelle les "Frères de la forêt", dont elle espère qu'ils vont bien vite être anéantis. » (extrait d’un article de Nicole Zand, Le Monde, 20 novembre 1992))

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