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Souvenirs d'un Cambodge heureuxpar (
Livre
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Un témoignage, très personnel, sur le Cambodge d’avant le génocide
Sous la forme d’un roman autobiographique, Lucile Samair, fait le récit émouvant de sa jeunesse, la montée des périls et son exil en France. « La vie de Lucile commence le 15 mars 1937 dans un petit village du nom de Neak Loeung : en bordure du Mékong, à une soixantaine de kilomètres au sud de Phnom Penh. Son père trime dur, de quoi faire vivoter sa femme et ses neuf enfants, passant sa vie sur les sampans (péniches tirées sur les fleuves par un remorqueur), entre le Cambodge et le Vietnam où il va vendre sa cargaison de riz. Elle se souvient du "temps heureux" : le protectorat français jusqu'en 1954 ( "malgré les tirs des Viêt-minh, le soir, qui nous faisaient peur" ); surtout l'indépendance du pays jusqu'au coup d'Etat de 1970. Le Cambodge est alors un royaume indépendant et neutre. "C'était gai. Les Français étaient partis sans guerre, sans que le sang soit versé. Il n'y avait aucune rancœur. Tout était encore français. Le prince Sihanouk était aimé." Des étudiants reviennent de France avec des idées révolutionnaires, la tête pleine de leurs réunions du Quartier latin. Des journaux et des tracts communistes commencent à circuler, cherchant à mobiliser la population contre le gouvernement et la famille royale. Lucile Samair ne les entend pas. La politique ne l'intéresse guère. Elle est l'une des rares Cambodgiennes à conduire elle-même sa voiture et aime lire dans les arbres, perchée sur une branche, dans l'odeur des mangues et des goyaves. Sa soeur a ouvert une bijouterie, et Lucile y travaille en famille, non sans fierté : le gratin international défile à la bijouterie Mékong. » (extrait d’un article de Marion Van Renterghem, Le Monde, 18 août 2004) Le 9 avril 1975, Lucile Samair quitte la capitale cambodgienne avec ses enfants pour quelques semaines au Laos, via la Thaïlande. Son mari doit les rejoindre le 27. Mais, le 17 avril, les Khmers rouges entrent dans la ville. Le 25 mai, elle se résigne à partir pour la France. Partie avec ses enfants chez des amis en Thaïlande le week-end où les Khmers s'emparèrent du pouvoir, elle ne reverra plus ni son mari, médecin réputé, ni son pays. Commence pour elle un long exil, avec sa cohorte de difficultés, qui la mène à Paris où, avec une immense dignité et un vrai courage, elle subvient seule et sans moyen aux besoins de sa famille. Aujourd'hui, après avoir monté un restaurant très prisé et ses enfants diplômés, elle s'occupe des enfants cambodgiens abandonnés ou adoptés. Ce livre est le récit d'une vie pleine d'émotions, de tristesse et de tendresse, sans haine ni esprit de vengeance. Lucile Samair tenait le restaurant La Mousson à Paris où se cotoyaient de nombreux artistes, comédiens et journalistes. Elle œuvre activement dans le milieu cambodgien français et étranger afin d'apporter aux enfants du Cambodge médicaments, soins et scolarité, et aux enfants cambodgiens expatriés leur culture d'origine. Dans BiblioMonde Cambodge et khmers rouges : une tragédie oubliée 1975-1979 ____________________________________________ Si vous commandez ce livre à partir de cette page, BiblioMonde touchera une commission et vous participerez ainsi au financement du site.
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