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La survivance, traduire le trauma collectif

par Janine Altounian

( Livre )
Dunod
2000, 195 p., 23 euros

Collection : Inconscient et culture - ISBN : 2100048155

À la croisée de la clinique, du culturel et du littéraire, cet ouvrage réunit les principaux articles de l'auteur centrés sur la compréhension des blessures psychiques.

« J'appelle survivance la stratégie inconsciente que les survivants d'une catastrophe collective et leurs descendants mettent réciproquement en place pour reconstruire sur pilotis les bases précaires d'une vie possible parmi les normalement vivants du monde où ils ont échoué... » Janine Altounian propose dans cet ouvrage une réflexion sur la survivance, à l'intersection de l'histoire collective et de l'histoire psychique.

La première partie aborde la question de la transmission psychique des effets d'un trauma collectif sur les descendants des rescapés, à partir de l'exemple du génocide arménien.

La deuxième partie analyse des textes d'écrivains témoignant d'une semblable transmission : Nigoghos Sarafian, Jean Améry, Albert Camus, Pierre Pachet, Peter Handke, et met en lumière les thématiques de la clandestinité et de l'inadéquation.

L'ouvrage se clôt sur le thème de l'apprentissage de la parole subjectivante et complète ainsi cette poignante analyse du déni d'existence et de ses effets dans la vie psychique, dans le travail de l'écriture, dans le champ culturel et dans le champ politique.


« "Traduire le trauma collectif", c'est articuler et nommer, dans le français du pays d'accueil, ce qui restait bloqué dans un passé informulable et une langue morte. La survivance est un art du déplacement, un effort salvateur pour rejeter l'hérédité du malheur en retrouvant le sens de l'héritage et de la transmission. Refusant l'enfermement et le repli mortifère, Janine Altounian analyse, à partir de son expérience mais aussi à travers diverses oeuvres littéraires, la manière dont "l'écrivain héritier" parvient à donner une place dans la culture à ceux qui en furent exclus et un texte à ceux qui étaient sans "papiers". » (extrait d'un article de Nicole Lapierre, Le Monde, le 28 avril 2000)


Une préface de Pierre Fédida et une postface de René Kaës complètent cet ensemble au carrefour du culturel et de l'inconscient.


Dans BiblioMonde

L’intraduisible - Deuil, mémoire, transmission

Ouvrez-moi seulement les chemins d'Arménie : Un génocide aux déserts de l'inconscient


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