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Le Temps de la sorcière

par Arni Thorarinsson

( Livre )
Points
Langue d'origine : islandais
Traduit par Éric Boury
2008, 425 p.
Première édition : Métailié - 2007
Collection : Points Policier - ISBN : 978-2757810774

Muté dans le nord de l'Islande, Einar, le sarcastique reporter du Journal du soir, se meurt d'ennui. D'autant qu'il ne boit plus une goutte d'alcool ! Tout ceci deviendrait vite monotone... si ce n'étaient ces étranges faits divers qui semblent se multiplier : un étudiant disparaît, des adolescents se suicident... Einar voit d'un autre œil cette microsociété gangrenée par la corruption et la drogue.

« Pas drôle, donc, la vie dans ces contrées boréales – mais le lecteur, lui, ne s’embête pas. Il peut même admirer l’habileté avec laquelle l’auteur noue des fils très complexes et disparates et les relie à des notions aussi spécifiquement islandaises que le « Heaume de terreur » ou un lieu aussi important dans l’histoire du pays que l’évêché de Holar, mais aussi avec la criminalité en col blanc, le rock, le théâtre et le cinéma – pour ne pas parler du téléphone portable, lequel peut servir à tout autre chose qu’à téléphoner, comme chacun sait. Ajouter un soupçon de Narcistic personality disorder, une pincée de mondialisation et secouer. Voilà, le cocktail est prêt : il est assez corsé, un peu vertigineux et pas très optimiste : « Est-il possible que les gens aient des enfants ? Si c’est le cas, comment vont-ils ? Dans quel état sont-ils ? » se demande l’(anti-)héros de cette histoire. Au total : du travail d’artiste, servi par une bonne traduction, et un régal de lecture. L’excellent Arnaldur Indridason (publié en France chez le même éditeur) trouve là un sérieux concurrent. Après tout, la saga n’est peut-être pas un genre aussi mort qu’on le croit parfois et les scaldes étaient des virtuoses dans l’art de la tresse littéraire. Beau sang ne saurait mentir. » (extrait d'un article de Philippe Bouquet, le Bulletin Critique du Livre Français)

« Un petit objet devenu banal est en train de révolutionner les codes du roman policier : le téléphone portable. On connaît déjà la place que ces appareils ont prise dans les activités délictueuses. Indispensables aux malfaiteurs, ils sont devenus des auxiliaires précieux pour les enquêteurs, qui peuvent grâce à eux localiser certains appels et confondre les couples. Il était donc légitime de se pencher comme le fait Arni Thorarinsson, un auteur islandais né en 1950 dont c'est le premier roman traduit en français, sur les nouvelles règles qu'ils imposent à la fiction. "Ils ont compliqué (la tâche) des auteurs de romans policiers parce que le héros comme la victime étaient eux aussi toujours accessibles : le suspense et le danger de mort impliqués par l'impossibilité de joindre ou d'être joint appartenaient désormais presque au passé." » (Éric Boury, le traducteur, extrait de son blog)

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