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Tête perdue de Damasceno Monteiro (La)

par Antonio Tabucchi

( Livre )
Points
Collection Littérature
Langue d'origine : italien
Traduit par Bernard Comment
1999, 245 p., 6.4 euros
Première édition : Christian Bourgois - 1997
ISBN : 2020324601

« Un roman aux apparences de thriller. Mais en même temps, la chronique d'un fait divers. Et une enquête. Ainsi qu'un débat juridique. Le tout se déroulant dans l'ancienne et fascinante cité de Porto, dont on se doute cependant qu'elle vaut pour n'importe quelle autre ville de ce que nous appelons l'Europe civilisée.

Tout comme on se doute que le problème des abus policiers, de la torture, de la justice, de la marginalité sociale et des minorités ethniques peuvent être le ferment de cette histoire, dont les ingrédients principaux en sont le symbole et la métaphore, c'est-à-dire la force expressive de la fiction qui transforme une donnée réelle en littérature. Un roman qui capture le lecteur par son implacable souffle narratif et où domine la figure de l'avocat Don Fernando, inoubliable personnage : bizarre, métaphysique, anarchiste, aristocrate, obsédé par la Norme juridique, vaincu par la vie mais bien loin d'être résigné. » (présentation de l’éditeur)

« Au centre du livre, gît le cadavre d'un homme retrouvé sans tête dans un terrain vague près de Porto. Firmino, reporter dans un journal à sensation de Lisbonne, est chargé de mener une enquête qui le conduira jusqu'à la brutalité sanguinaire d'un sergent du commissariat de la Guarda nacional. L'émotion ressentie par Antonio Tabucchi à la lecture du fait divers qui lui a inspiré ce roman se rattache à son amitié pour Antonio Cassese, le juriste florentin à qui il a dédié son livre. " Nous avions eu plusieurs conversations à propos d'une enquête qu'il a menée sur les traitements inhumains et dégradants dans les lieux de détention de cette Europe que nous appelons aimablement civilisée", se souvient-il.

À partir de cette intrigue policière à l'envers, Tabucchi bâtit un faux roman noir plein d'humour et de secrets, de demi-confidences et de raisons cachées. Autour du cadavre décapité rôdent des "voix" sans visage et des justiciers qui se servent beaucoup de leur tête : Firmino, qui s'intéresse surtout à la littérature, et l'avocat Loton parce qu'il ressemble à l'acteur Charles Laughton , humaniste raffiné, sarcastique et désespéré. L'énigme du roman, qui repose avant tout sur une identité inconnue, semble être métaphorique du véritable mystère de la nature humaine. Et la littérature, pour laquelle les justiciers manifestent un si fort penchant, la meilleure arme pour trouver le fin mot de l'histoire. » (extrait d’un article de Raphaelle Rerolle, Le Monde, 4 avril 1997)

La testa perduta di Damasceno Monteiro a été publié en Italie en 1997.

Commander l'édition originale parue chez Christian Bourgois (18,29 euros)

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