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Trafic de drogue... Trafic d'États

par Éric Merlen, Frédéric Ploquin

( Livre )
Fayard
avril 2002, 324 p., 19 euros

ISBN : 2213612145

« Les dessous de la lutte contre le trafic de drogue, où comment les Américains (la CIA en l'occurrence) ont misé sur le général Manuel Noriega, patron des forces armées du Panama, avant d'ordonner sa chute. Noriegua, dit "Face d'ananas", comptait se réfugier en France où il avait des amitiés haut placées. Une enquête en noir (comme polar) et blanc (comme poudre et comme argent lessivé). Une enquête magistrale sur les nouveaux scandales de Panama.

Les dessous de la lutte contre le trafic de drogue, ou comment les Américains (la CIA en l’occurrence) ont misé sur le général Manuel Noriega, patron des forces armées du Panama, avant d’ordonner sa chute. Noriega, dit "Face d’ananas", comptait se réfugier en France où il avait des amitiés haut placées. A partir de documents inédits récoltés auprès des justices américaines et françaises, ce livre est une enquête en noir (comme polar) et blanc (comme poudre et comme argent lessivé). Comme Ben Laden, la créature Noriega échappa à ses inventeurs et au contrôle de la Maison Blanche, occupée par Bush père. » (présentation de l’éditeur)

« Au moment où la cocaïne commence à poser de sérieux problèmes en France et en Europe en descendant dans la rue où elle est consommée sur une échelle de plus en plus importante, il est opportun de se pencher sur la genèse d'un trafic qui a ses origines en Amérique latine. D'autant plus que, pour une fois, l'enquête ne se focalise pas sur la Colombie et les autres pays andins, mais sur le Panama de Noriega. Or, c'est en France que, dans les années 1980, étaient blanchis par l'homme fort du Panama et divers membres de sa famille une partie des profits provenant du trafic de cocaïne. Il avait d'ailleurs passé des commandes d'armement (des hélicoptères en particulier) dans notre pays où la CIA lui aurait proposé un exil doré s'il acceptait de quitter le pouvoir. En guise d'exil doré il y a été frappé par défaut, le 1er juillet 1999, d'une peine de 10 ans d'incarcération qui s'ajoute aux 20 ans qu'il purge actuellement aux États-Unis. Si les auteurs soulignent « la faible efficacité du dispositif français de répression du recyclage de l'argent du crime organisé », ils montrent aussi que l'action des États-Unis dans ce domaine dépend étroitement de leurs intérêts géostratégiques du moment. D'où les difficultés rencontrées par les policiers et les magistrats lorsqu'ils s'attaquent à des protégés de Washington comme l'ancien président du Mexique, Carlos Salinas. » (Alain Labrousse, extrait de Drogues, trafic international, le buletin de l’OFDT, juin 2002)

 
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