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Transsibérienspar Patrick Bard (
Livre
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Depuis 1906, le Transsibérien relie Moscou à Vladivostok ou Pékin. Si ce train de légende, le plus long du monde, est un véritable magasin sur roues, c'est aussi une formidable machine à rêver, sur les traces de Jules Verne, Blaise Cendrars, Joseph Kessel ou Andrèi Makine. Patrick Bard a pris place à son tour dans un de ces compartiments-couchette pour se rendre à la capitale chinoise, mais via Oulan-Bator, les steppes mongoles, le désert de Gobi et la Grande Muraille.
Et via trois trains : le Transsibérien russe, le Transsibérien mongol et le Transsibérien chinois car, à chaque nouveau pays, personnel et restaurant changent ! 7867 kilomètres en un peu plus de six jours, 990 gares et six fuseaux horaires ! Il ramène de son périple qu'il fit en hiver puis en été, un formidable travelling en images où se mêlent des paysages époustouflants vus du train, mais aussi des villes-étapes où il descend plusieurs jours avant de retrouver les ambiances et les histoires si particulières des passagers de différentes nationalités, des marchands, contrebandiers, policiers, que le Transsibérien, le temps d'un voyage, réunit. « Le premier itinéraire, emprunté par le "Rossia", relie Moscou à Vladivostok. Le "Transmandchourien" rejoint Pékin par Harbin et le nord-est de la Chine. Le "Transmongolien" a lui aussi pour destination la capitale chinoise, mais via Oulan-Bator, les steppes Mongoles, le désert de Gobi et la Grande Muraille. 7867 kilomètres en un peu plus de six jours, 990 gares et six fuseaux horaires ! Le mythe tient en peu de mots. Les marchands mongols se bousculent pour monter dans le train, chargés de ballots de vêtements fabriqués en Turquie. Faux Armani, fausses Nike revendues pour une poignée de roubles au long de la ligne par ces négociants qui vivent dans le train, et le font vivre à l’année. Le convoi s'ébranle, il restera jusqu'à la frontière mongole à l'heure de Moscou et les passagers prendront de déroutantes habitudes, savourant après quelques jours leur petit-déjeuner à deux heures du matin alors que sur les quais où se presse une foule tétanisée par la fièvre acheteuse, il en est sept et que déjà le soleil brille haut dans le ciel. » (Patrick Bard, extrait du site Chambre noire) « Ici, le temps s'étire le long de paysages neigeux, s'arrête sur des babas russes emmitouflées sur un quai, s'immobilise dans un plateau à thé posé sur la tablette du compartiment... Là, à l'écart du train, on fait halte dans une yourte mongole, on s'échappe vers le lac Baïkal. Patrick Bard prend son temps, fidèle au voyageur Stevenson qui, rappelle-t-il, préférait la déambulation à la destination. » (extrait d’un article d' Armelle Godeluck, Lire, mai 2003) ____________________________________________ Si vous commandez ce livre à partir de cette page, BiblioMonde touchera une commission et vous participerez ainsi au financement du site.
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