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Vendangepar Miguel Torga (
Livre
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Le récit de vendanges qui contraignent les paysans pauvres de la Montagne à descendre vers les riches plaines du Douro, la région du Porto, pour aliéner leur travail et affronter l'arrogance paternaliste des viticulteurs.
« Nous sommes dans les Terres Chaudes du Douro, la région où s'élabore le porto, le temps d'une récolte. Si les trois forces en présence se combattent, elles-mêmes sont parcourues par toutes les tensions humaines, dans l'ordre de la sensibilité, de l'affectivité et de la sexualité. Certains gardent leur dignité, d'autres la perdent, d'autres encore se mettent en chemin pour la trouver. On peut s'étonner que ce roman subversif, écrit au début des années 1940 et publié pour la première fois en 1945, n'ait pas été saisi par la censure, comme le Quatrième Jour de La Création du Monde l'avait été en 1939 et les Contes de la Montagne en 1941. Serait-ce parce qu'il ne s'agit pas ici de subversion politique ou religieuse, mais de subversion sociale, et qu'il importait peu à "l'État Nouveau" salazariste qu'on mette en scène la lutte entre les grands, les gros et les petits ? Quoi qu'il en soit, en raison des saisies précédentes, l'urgence pèse sur ce livre, dont le style et le rythme sont marqués par la compulsion. Comme s'il devait être le dernier, tous les thèmes que développeront les nombreux ouvrages à venir se bousculent dans ce roman. » Claire Cayron, la traductrice) « Comme dans les grands romans de Giono, Vendange ne raconte pas seulement l'histoire singulière d'un groupe de vendangeurs face aux maîtres. Au-delà de l'affrontement social, au-delà d'un récit violemment dénonciateur, Torga écrit une histoire plus vaste, plus poétique, qui se joue entre une terre, des bêtes, des plantes et des hommes. Dans ce pays de mélancolie et de brume, condamné à regarder au large de ses côtes immenses, s'écrit une page d'éternité. Les hommes passent avec leurs amours contingentes, leurs peines, leurs désirs de dominer le monde. Restent les paysages et cette terre que d'aucuns travaillent de leurs mains, transforment, et dont la géographie peu à peu finit par raconter l'histoire. » (extrait d’un article de Michèle Gazier, Télérama, 23 juin 1999) « La pente allégorique, qui limite, fonde et date à la fois l'oeuvre de Torga, se traduit par l'affrontement social, certes, mais plus encore par la confrontation entre deux manières d'être au monde, non sans un certain manichéisme : le montagnard enraciné dans sa tradition religieuse et morale, sa forte solidarité de groupe, et le monde dionysiaque des vendanges, où surgit une sexualité panique, génésique, "véritable secret de la fureur de vie". » (extrait d’un article de Pierre Rivas, La Quinzaine Littéraire, 16 mai 1999) Titre original : Vindima Sur la Toile Le Vin et son Double : Vendange, de Miguel Torga, Amancio Tenaguillo y Cortázar, un article de la revue Eidôlon, octobre 2001. ____________________________________________ Si vous commandez ce livre à partir de cette page, BiblioMonde touchera une commission et vous participerez ainsi au financement du site.
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