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Vie de Daniel Defoe

par Philarète Chasles

( Livre )
Mille et une nuits
Collection Petite collection (La)
2006, 94 p., 2.5 euros
Première édition : 1836
ISBN : 2842059565

Si l'histoire de Robinson Crusoé est restée fameuse, son auteur, Daniel Defoe a longtemps été victime de sa mauvaise réputation : écrivain médiocre jusqu'à son coup d'éclat, commerçant banqueroutier et condamné au pilori, agent double au service du pouvoir... Dans cette biographie unique, Philarète Chastes s'emploie à montrer ta grandeur politique d'un homme, s'obstinant à lutter par ses pamphlets contre le fanatisme, et l'opprobre qu'il subit en retour. Publiée en 1836, la Vie de Daniel Defoe fait revivre avec une verve incroyable le parcours rocambolesque de cet « ami de votre enfance, le père de ce roman plus historique que l'histoire, et aussi connu que la Bible » qui mourut sans gloire, et sans garantie sur sa postérité.

Philarète Chastes a publié sa Vie de Daniel Defoe en 1836 en annexe de la traduction donnée par Petrus Borel de Robinson Crusoé. Le texte a été reproduit en 1973 dans le numéro 26 de la revue Le Nouveau Commerce.

« Daniel Defoe s’est dévoué au bon sens. Il a bu la ciguë, mais lentement, mais plus douloureusement que Socrate. Dès qu’il apercevait une injustice, une absurdité politique, une sottise populaire, il se fâchait, il marchait au combat. […] C’est ainsi que a passé sa vie, assez malheureux pour avoir toujours raison, assez obstiné pour ne céder jamais, assez héroïque pour ne pas se rebuter d’un tel combat. Vous l’avez vu ne prétendre ni à la gloire ni à la fortune; sacrifier son argent et sa position à son incurable manie ; publier la plupart de ses œuvres sous le voile de l’anonyme et à ses frais. Il appartenait à une secte persécutée; il la défendait, elle le reniait. »

Cette biographie (...) «  est si pénétrée d’affection et d’admiration, si fort en sympathie, qu’elle a un charme irrésistible. 1660-1731, Defoe vit à une époque turbulente et violente, où les conflits religieux sont centraux - Cromwell meurt en 1658... Il va, lui, fils de dissenters (protestants dissidents), prendre parti, par ses pamphlets, jouer dans l’ombre un rôle politique, faire des affaires (peu brillantes), écrire sur tout ce qui l’intéressait, voyager, se mettre en danger, inventer la revue, et la fable politico-satirique, et créer un mythe. Si ce n’est pas revigorant, alors... » (extrait d'un article d’Évelyne Pieiller, L’Humanité, 9 octobre 2006)

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