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Où vont les fleuves ?par Lokenath Bhattacharya (
Livre
)
Au printemps de 1997, un groupe de lecteurs adressa à Lokenath Bhattacharya neuf questions. A cette occasion, le poète bengali revient sur ses premiers textes poétiques, parle du Gange et de l'Aveyron, de la culture indienne et de l'influence qu'exercent sur lui les littératures occidentales. Surtout, il approfondit certains thèmes de prédilection, notamment celui de la chambre, ce lieu de la création poétique, lieu intérieur, à l'instant où " le chemin ne cesse de s'ouvrir ". En ouverture, figurent trois de ses récents poèmes : Où vont les fleurs, Ti tas anti et La main, cette nuit. Ailleurs, dans les bribes. Sur Lokenath Bhattacharya, de Jean-Christophe Bailly, vient clore ce recueil.
« Bhattacharya livre -dans des textes qu'on a paradoxalement du mal à appeler poèmes en prose (leur durée excède le format habituel du genre)- ses combats avec la matière, les lieux, invente par le biais d'une narration souvent à la première personne un univers violent et craintif, d'une ferveur inébranlable mais où la marche y est toujours incertaine. Un univers qui lui fait dire qu'il est "le cousin bengali d'Henri Michaux". Une vérité vraie puisque l'auteur de Connaissance par les gouffres a permis sa première publication en France. "Je lui dois tout", ajoute Lokenath Bhattacharya qui a reçu en mars dernier, avec la même modestie, le prix France Culture. Rencontré à Paris, où il vit depuis un peu plus d'une dizaine d'années, Bhattacharya ne parle pas avec aisance de son oeuvre. S'il aime échanger, discuter, savoir d'où viennent ses interlocuteurs, s'il raconte son existence sans hésitation, il est repris par le silence qui hante ses livres quand il s'agit d'évoquer l'écriture et les choses surgies à travers elle. Surtout, il est semblable à ce narrateur qui dans ses livres se garde bien devant les étranges manifestations du monde qui lui adviennent de rationaliser ou de nommer. Dans un français aux beaux "r" roulés, le poète bengali ne s'avère guère en tout cas dans l'oralité différent de sa langue écrite : direct, simple, émerveillé. » (extrait d’un article de Nadia Chevalerias, Le Matricule des Anges) ____________________________________________ Si vous commandez ce livre à partir de cette page, BiblioMonde touchera une commission et vous participerez ainsi au financement du site.
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