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Yuanming yuan, le jardin de la Clarté parfaite

par Che Bing Chiu

( Livre )
De l'imprimeur
Collection Jardins et paysages
2000, 352 p., 90.71 euros

ISBN : 2910735311

Une initiation exemplaire à l'art du jardin en Chine, un ouvrage richement illustré, écrit avec la collaboration de Gilles Baud-Berthier.

Il était une fois, à dix kilomètres au nord-ouest de Pékin, le jardin de la Clarté parfaite élaboré au XVIIIe siècle pour l'empereur Yongzheng, puis par son fils Qianlong, un « lieu préservé du ciel et pénétré de l'esprit de la terre », selon celui-ci. Du palais d'été des empereurs chinois, incendié et pillé en 1860 par les troupes anglaises et françaises, il ne reste que ruines. Subsistent, heureusement, de nombreux documents dont d'extraordinaires vues peintes sur soie, les Quarante scènes du Yuanming yuan que conserve la Bibliothèque nationale, et très délicatement reproduites ici.

« Le Yuanming yuan (situé à dix kilomètres au nord-ouest de Beijing), jardin de la Clarté parfaite, est aménagé au début du XVIIIe siècle pour le futur empereur Yongzheng qui en fera ensuite sa résidence principale. Son fils, le futur empereur Qianlong (1736-1796) y grandira et se passionnera pour ce jardin. Il parachèvera l'œuvre et fera consigner, par ses peintres du pavillon des Vœux exaucés, l'état de son jardin à l'apogée de sa magnificence dans une série de peintures sur soie intitulée Les Quarante Scènes du jardin de la Clarté parfaite. Dans un site exceptionnel où le réseau de lacs et de cours d'eau permet de reconstituer le charme des paysages de la Chine du Sud, l'ensemble des palais et jardins du Yuanming yuan représentait l'une des œuvres les plus remarquables de l'architecture chinoise. "Jardin des jardins", cet ensemble était, au-delà de l'image du paradis terrestre, la représentation de l'empire dans un microcosme, la manifestation de la volonté centralisatrice de l'empereur. C'est dans cet immense espace de 350 hectares, où architecture et paysage étaient intimement liés, que les empereurs mandchous venaient se réfugier la majeure partie de l'année, loin des chaleurs étouffantes de la capitale. C'est dans les salles d'audience, les études et bibliothèques, aménagées dans la partie sud-ouest du jardin, où se succédaient cours sereines et halls majestueux, que l'empereur venait traiter des affaires de l'État. Des pavillons, des kiosques, des théâtres, édifiés au milieu des pièces d'eau et vallons, entouraient cette partie officielle. À l'approche du solstice d'hiver, la Cour regagnait la Cité interdite. Le Yuanming yuan fut également le théâtre où l'Orient et l'Occident se sont confrontés en matière de conception de l'espace, de techniques constructives et d'ornementation, notamment aux palais européens dans le jardin contigu du Printemps éternel. Ces palais avec jeux d'eau, labyrinthe, volière et aménagements à effet de perspective témoignent du goût de l'exotisme de l'empereur Qianlong. On connaît ces réalisations par une série de vingt gravures exécutées en taille-douce par des disciples chinois du frère Castiglione. Le Yuanming yuan sera incendié et pillé par les troupes anglaises et françaises en 1860. Il n'en reste aujourd'hui que des ruines. S'il n'est plus possible d'admirer de visu les merveilles que protégeaient les hautes enceintes entourant le jardin, on ne peut que se féliciter de l'abondance et de la richesse, tant bibliographique qu'iconographique, des documents existants, le plus précieux étant la série de peintures sur soie des Quarante Scènes du Yuanming yuan conservée au Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale de France. » (présentation de l’éditeur)


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Aux jardins de Cathay

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