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Histoire du cinéma iranien

par Mamad Haghigat

TABLE DES MATIERES
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1900-1930 : cinéma de la cour et salles populaires

L'homme à la barbe blanche. Les mollahs se fâchent et les salles s'enflamment. Quand les femmes s'en mêlent. Le temps du succès, du spectacle et des taxes. Le réel iranien vu par les étrangers.


1930-1936 : Ohanian, Moradi, Sepanta, les premiers auteurs iraniens

Premier long métrage iranien. Ohanian, de l'école à la comédie. Première mise en abyme. Moradi face aux déboires d'un cinéma naissant. Sepanta entre l'Inde et l'Iran. Une fin pas très politiquement correcte.


1948-1960 : triomphe du cinéma populaire

Douze ans de réflexion. Kouchnan retrouve le succès grâce au son. Le triomphe de Delkash et des films musicaux. Documentaire : l'école de Syracuse. Naissance des films farsi. Khatchikian, le « Hitchcock iranien ». Populisme, réalisme et comédie. Arrivée d'un nouveau héros, le Djahel. Années 1950 : une production en dents de scie.


1960-1969 : premiers titres de noblesse

Naissance de la critique, ouvrages techniques et cinémathèque. De l'influence des intellectuels dans les années soixante. Golestan, du documentaire à la fiction. La Brique et le Miroir. Recours au symbolisme. Premières avant-gardes. L'âge d'or du cinéma documentaire. Naissance du Kanun, pépinière de cinéastes. Le cinéma, seul refuge dans l'Iran des années soixante. Films d'évasion et Gharonisme. Les cinq genres du cinéma commercial.


La naissance du cinéma motafavet et le mouvement super-huit

Le temps des ruptures. Le cinéma motafavet. La Vache de Dariush Mehrjui. Renommée nationale et internationale. Gheyssar de Massoud Kimiaï. Le mouvement super-8. La censure s'en mêle. Une production qui reste à découvrir.


Kimiaï, Beyzaï, Hatami, les nouveaux maîtres des années 1970

Kimiaï entre film d'auteur et films farsi. Bahram Beyzaï, le goût du passé et le plaisir de l'oeil. La logique de l'intrus. Veine réaliste. Naderi, entre réalisme noir et mélodrame social. Hatami, conte de fées et folklore.


Années 1970 : adaptations et influences du inéma moderne

Les adaptations. Inspirations étrangères et critique voilée du régime. Influence du néoréalisme et de la Nouvelle Vague. La Nuit où il a plu de Kamran Shirdel. Haritash, un cinéaste fasciné par l'Occident.



De l'onirisme de Kimiavi à l'hyperréalité de Saless

Parviz Kimiavi, le goût des marginaux. Shahid Saless, un réalisme à part. Un cinéma minimaliste.


Le temps de l'espoir et du désespoir

Le cinéma s'officialise. Un public majoritairement illettré. Fonds de courts. Création d'un festival international. Reconnaissance dans les festivals étrangers. La production grimpe... puis rechute.


1976-1979 : temps de crise

De 1976 à 1979, chronique d'une mort annoncée. Premiers succès d'Abbas Kiarostami. Marva Nabili, naissance d'une cinéaste. Crise de régime. La fièvre monte à Téhéran. Réveil du sentiment religieux. Le Voyage de pierre de Massoud Kimiaï.


Février 1979 : les temps changent, le cinéma subit

L'Iran brûle, les salles aussi. La période khomeyniste : coupes, contrôles et haute surveillance. La révolution en direct. Quand marxisme et Islam font bon ménage. L'ethnographie comme refuge. Pendant la Révolution, la fiction continue. La guerre comme sujet. Confiscation et tri sévère. Des Sepas au Fajr.


Le temps de l'exil

Intérêt secondaire. Les cinéastes iraniens en exil. Soutien du cinéma national. Fondation Farabi.


Depuis 1985 : une autre image du cinéma

Une seule star : Khomeyni. L'enfance dans le cinéma iranien contemporain. Bashu, le petit étranger de Bahram Beyzaï. La quête, entre philosophie de l'existence et prétexte narratif. Les Locataires ou le retour de la comédie.


1985-1990 : Makhmalbaf, d'un islamiste pieux à une expression singulière

Makhmalbaf en pleine mue. Cinéma d'art et d'essai et critique sociale. Etat des salles de cinéma. Développement des festivals. Les critiques se démarquent.


Années 1990 : le triomphe du cinéma iranien dans le monde

Présence du cinéma iranien à l'étranger. Le triomphe du « nouveau cinéma iranien ». Le gouvernement iranien face au succès international. 1993 : le temps de la crise.


Années 1990 : l'État iranien et le cinéma, le jeu de dupes

1994 : aide massive annoncée. Aides à la diffusion. Les thèmes obligés. Une cité du cinéma. L'Etat s'exporte mal. « Cinéma sans visa ». Censure, mode d'emploi. La révolte gronde. Exportations : l'État n'est plus seul maître du jeu.


Depuis 1997 : résistance et renouveau des cinéastes

La tension perdure entre cinéaste et pouvoir. Baiser fatal. La Maison du cinéma. Nouvelle génération. La Jarre de Forouzesh. L'Homme d'Abadan de Ayari. Les anciens tiennent bon. Femmes à la caméra.


Les thèmes en vogue

La série B revient. Toujours l'adaptation. De l'optimisme béat au pessimisme noir. Comment composer avec l'Islam. Hollywood is back. Le retour des stars. Cinéphilie, critique et écoles de cinéma.


Une production instable

Cherchez la crise. Envies d'ailleurs. Un peu de souplesse. Turbulences.Grève de la faim. Productions étrangères. A la recherche de nouveauxsujets.


Abbas le grand

De la pub au cinéma. Close-up. Le Goût de la cerise. De nombreux émules.

Conclusion

Perspectives incertaines

Annexes

De la Perse à l'Iran

Carte géographique

Dictionnaire des principaux cinéastes.



 
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