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Les grands discours socialistes français du XXe sièclepar INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES
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« Ce que l’on entend par "grands", ce sont les discours qui ont directement contribué à accomplir l'histoire socialiste. Le verbe socialiste est, si l'on peut dire, souvent performatif : les orateurs réalisent l'histoire par la parole. Par exemple, le discours de François Mitterrand à Epinay en 1971 achève de forger, à la tribune du congrès, l'unité âprement négociée dans les couloirs. Par voie de conséquence, le plus grand défaut de cet ouvrage est aussi sa plus grande qualité : c'est le seul, à notre connaissance, qui réunisse une telle variété de discours et d'orateurs. Pour offrir un tel panorama au lecteur, et en raison de contraintes évidentes de format et de cohérence, nous avons dû opérer une sélection difficile. De nombreux discours, de nombreux orateurs auraient sans doute mérité une plus grande place, mais notre démarche ne prétend pas à l’exhaustivité, en tout état de cause impossible. Les trois discours les plus importants du siècle socialiste ont vraisemblablement été prononcés par Jaurès, Blum et Mitterrand. Le premier livre, avec le discours de la jeunesse, un chef-d'œuvre d'éloquence. Le second, dans le discours au congrès de Tours, installe définitivement les fondements du socialisme démocratique. Le troisième, dans le discours au congrès d’Epinay, définit la seule ligne stratégique victorieuse pour le PS sous la Ve République : l’unité des socialistes, puis l’union de la gauche. » Mehdi Ouraoui (normalien, il enseigne l'analyse du discours politique à l'Institut d'études politiques de Paris). « C'est le livre qu'on ouvre quand on ferme la télé, les soirs où les candidats planchent devant des « panels de Français » (sic). C'est un livre pour respirer, apprendre, se souvenir, parfois même s'indigner. Les Grands Discours socialistes français du xxe siècle (Complexe) rassemble des textes de Jaurès et Mitterrand, Blum et Delors, Guesde et Rocard. Une sélection par nature contestable, qui repose davantage sur l'importance des discours que sur le talent de ceux qui les ont prononcés. Mais qu'importe ! Ce qui compte, c'est l'idée que la forme oratoire n'est pas dépassée et qu'elle reste pour la politique non pas un art en soi mais l'instrument d'une pédagogie intacte. La plupart de ces discours se lisent avec bonheur. Ils sont comme des buttes témoins d'un temps pas si lointain où la parole politique échappait à l'implacable rabot des communicants et autres fils de pub. » (François Bazin, Le Nouvel Observateur, 12 avril 2007) |
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