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Atlas de Thaïlande

par Doryane Kermel-Torrès (direction de l'ouvrage)

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES


« Cet ouvrage décrit les structures spatiales de la Thaïlande et montre le développement social et économique dans un contexte territorial. Il comprend un vaste ensemble d'informations spatiales et de cartes utilisant différentes méthodes de traitements informatiques des données. Soixante-dix planches de cartes, accompagnées de leur commentaire, couvrent des domaines aussi essentiels que les relations de la Thaïlande avec le système Monde et la situation du pays en Asie de l'Est. Il constitue un précieux ouvrage de référence pour tous ceux que la situation et l'évolution de ce pays intéresse.

Le livre débute par une brève description du territoire et surtout par un examen minutieux des flux et réseaux qui relient le pays à l’économie mondiale. L’analyse révèle que l’intégration est surtout régionale, avec une densification croissante des échanges tournés vers les "grands dragons" de l’Asie orientale (Chine, Japon, Corée du Sud et Taïwan). Le deuxième chapitre traite pour sa part des caractéristiques (ethniques, religieuses…) de la population, de sa distribution spatiale, des migrations et des grandes tendances démographiques. Suit une section qui retrace les grandes étapes du processus de construction nationale et analyse la manière dont l’État a organisé à l’époque moderne l’administration du territoire et géré ses ressources naturelles. Le triple constat, maintes fois établi, mais ici étayé avec concision et clarté, est celui d’une hyper-polarisation des infrastructures au profit de Bangkok, d’un écart encore considérable démarquant les zones urbaines et rurales en matière d’équipement de base (eau potable, routes, téléphone…), et enfin d’une gestion erratique des ressources naturelles. Les trois chapitres suivants qui passent en revue les grands secteurs de l’activité économique (agriculture, industrie et secteur tertiaire) se rejoignent dans leur conclusion : une croissance, constante et forte, mais très inégalement répartie, ainsi qu’une diversification graduelle qui doit beaucoup au dynamisme et à la flexibilité d’un secteur privé largement dominé par les entrepreneurs sino-thaïs. Outre son rôle de premier plan dans la production de riz, la Thaïlande est ainsi devenue dans les années 1990 le premier exportateur mondial de manioc ou de caoutchouc naturel et le troisième pour la canne à sucre, alors que dans le même temps la part relative de l’agriculture dans le PIB ne cessait de régresser au profit de l’industrie et surtout du tertiaire. Les auteurs dégagent aussi une tendance récente au redéploiement de l’activité industrielle hors de Bangkok et de ses environs, en direction de pôles de croissance relais situés pour la plupart dans un rayon de 500 km autour de la capitale. On touche ici à la problématique centre/périphérie que les chapitres vii et viii illustrent en examinant plus en détail les problèmes induits par le développement de la conurbation bangkokienne, du Nord-Est et du Sud. La synthèse finale, proposée au chapitre ix, rapporte la structuration de base du territoire à la juxtaposition de deux modèles : l’un, quadripartite, correspondant à la division du pays en quatre régions très contrastées, et l’autre qui, à la manière des anciennes principautés thaïes, opère par cercles concentriques autour d’un puissant centre de pouvoir. » (extrait d'un article de Bernard Formoso, L’Homme, juillet-septembre 2006)





 
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