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La Turquie biblique

par Guillaume Damien, Sébastien de Courtois

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES

À première vue, il ne semble pas évident d'accoler l'épithète «biblique» à un pays comme la Turquie. On pourrait même douter des intentions cachées d'une telle association. S'agit-il d'une trouvaille d'éditeur afin de placer un «nouveau» sujet sur les rayonnages des libraires, d'une campagne de publicité d'un ministère du tourisme voulant promouvoir des destinations, ou bien d'une tentative de captation des Lieux saints vers des cieux plus cléments... ? Il est vrai que le flot constant des pèlerins drainés vers la Terre sainte suscite les jalousies. Surtout que la masse de ces voyageurs s'envole directement vers Israël, évitant ainsi la case Constantinople/Istanbul, les ports d'Asie Mineure, de Crète, de Chypre et même ceux d'Égypte, selon l'itinéraire des pèlerins d'antan lancés au cours d'un périlleux voyage. Mais il ne s'agit pas de compétition. La lutte est inégale. Jérusalem reste Jérusalem, une ville trois fois sainte, et surtout, par-delà ce cliché maintes fois rebattu, il s'agit d'un lieu unique, dense et majestueux : un centre du monde.

La Bible évoquée dans cet ouvrage est plus discrète, diffuse comme une senteur surannée, indéfinissable. Elle est celle des «marches», des frontières d'empires, des reliefs accidentés et volcaniques, celles, enfin, des premiers jours de la Création (surtout lorsque l'on observe les amas gigantesques de roches volcaniques aiguisées comme des lames dressées près de Dogubayazit). À côté de lieux majeurs à la symbolique universelle, comme le mont Ararat et la ville d'Harran pour l'ancien Testament, puis Antioche et Éphèse mentionnés plusieurs fois dans les textes de Luc, ce ne sont parfois que des traces, des paysages, des mentions de villes antiques liées au passage des apôtres. Rien de plus.





 
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